dimanche 29 décembre 2013

Fête de la sainte Famille : la fuite en Egypte



Nous fêtons aujourd'hui la sainte Famille, dans l’Évangile selon saint Matthieu qui raconte la fuite en Egypte (Mt 2,13-15.19-23).

Après la visite des mages à Bethléem, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » 
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, 
où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils. 
Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » 
Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël. 
Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen. 


Source : extrait de la Traduction Liturgique de la Bible.

samedi 28 décembre 2013

28 décembre : saints Innocents



Nous fêtons aujourd’hui les saint Innocents (Mt 2, 13-18).

Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte,
où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : d'Égypte, j'ai appelé mon fils.
Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages.
Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie :
Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.

C'étaient des tout-petits enfants, ils avaient à peine 2 ans pour les plus âgés. L'âge de la crèche, pas même de la maternelle. Pour leurs pères et leurs mères, ils étaient des merveilles, des enfançons qu'on élève encore contre sa joue et que l'on fait bénir par le premier prophète qui passe. Voulant atteindre le roi d'Israël, ce sont les petits qu'Hérode fait tuer, les premiers accueillis par le Dieu d'Amour qui vient sauver les hommes. Ils sont incapables de parler. Mais aux yeux du Christ, c'est l'existence et non l'âge qui offre la liberté d'entrer dans l'Église.

Ce récit de la fuite en Égypte et du massacre des innocents vient souligner la solidarité de Jésus avec les souffrances passées et présentes de son peuple. Elles sont rappelées par les deux citations des prophètes Osée (Os 11,1) et Jérémie (Jr 31,15).
Jésus fera le chemin de la terre d’exil à la Terre Promise, et il connaîtra l’angoisse comme l’ont connue ses ancêtres. La persécution commence avec sa naissance et continuera jusqu’à sa mort.
Cet Hérode n’est pas pire que les dirigeants de toute époque qui tiennent aux privilèges du pouvoir plus qu’ils ne cherchent à servir. Mais quelle que soit la quantité de sang versée, les ennemis de l’Évangile ne pourront étouffer l’Église ni contrecarrer les plans de Dieu.
La tradition a toujours affirmé que ces enfants, massacrés à la place de Jésus sans l’avoir voulu, avaient aussi partagé sa gloire sans l’avoir méritée. Elle nous invite ainsi à penser que le mystérieux amour de Dieu enveloppe des millions d’enfants massacrés et des centaines de millions d’autres tués avant d’avoir vu le jour. Que penser de tant de possibilités écrasées ? Ce sont les personnes et les sociétés responsables de ce désastre qui en subissent les conséquences et placent au plus profond d’elles-mêmes des germes de mort. Mais Dieu tient en main toutes les destinées, il les connaît d’avance, et nul ne peut, en supprimant une vie, limiter ses générosités.

Sources : Bible de la Liturgie, site Nominis et Bible des Peuples.

dimanche 22 décembre 2013

dimanche 1 décembre 2013

Bienheureux Charles de Foucauld, ermite, prêtre, missionnaire (+ 1916)



Nous fêtons aujourd'hui Charles de Foucauld, qui a été béatifié le 13 novembre 2005. Officier à la vie dissolue et scandaleuse, il se convertit à Paris. Il se fait moine puis ermite à Nazareth et enfin au Sahara. Sa vie magnifique a suscité de nombreuses familles religieuses.


"Charles de Foucauld a eu une influence notable sur la spiritualité du XXe siècle et il reste, en ce début du troisième millénaire, une référence féconde, une invitation à un style de vie radicalement évangélique, et cela au-delà même de ceux qui appartiennent aux différents groupements dont sa famille spirituelle, nombreuse et diversifiée, est formée.

Accueillir l'Évangile dans toute sa simplicité, évangéliser sans vouloir imposer, témoigner de Jésus dans le respect des autres expériences religieuses, réaffirmer le primat de la charité vécue dans la fraternité, voilà quelques-uns seulement des aspects les plus importants d'un précieux héritage qui nous incite à faire que notre vie consiste, comme celle du bienheureux Charles, à 'crier l'Évangile sur les toits… [à] crier que nous sommes à Jésus'" (source: site du Vatican, homélie de la messe de béatification)


Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire.

Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu:  "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse".

De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. "Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui".

Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation:  suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth.

Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, "les plus délaissés, les plus abandonnés". Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, "le frère universel". Il voulait "crier l'Évangile par toute sa vie" dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. "Je voudrais être assez bon pour qu'on dise:  Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?".

Le soir du 1er décembre 1916, il fut tué par une bande qui avait encerclé sa maison.

Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres:  après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille spirituelle de Charles de Foucauld" comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres.


Il a laissé le texte d'une prière magnifique à Dieu notre Père.


Mon Père, 

Je m’abandonne à toi, 
fais de moi ce qu’il te plaira. 
Quoi que tu fasses de moi, 
je te remercie. 
Je suis prêt à tout, j’accepte tout. 
Pourvu que ta volonté se fasse en moi, 
en toutes tes créatures, 
je ne désire rien d’autre, mon Dieu. 
Je remets mon âme entre tes mains. 
Je te la donne, mon Dieu, 
avec tout l’amour de mon cœur, 
parce que je t’aime, 
et que ce m’est un besoin d’amour 
de me donner, 
de me remettre entre tes mains sans mesure, 
avec une infinie confiance 
car tu es mon Père. 


Charles de Foucauld


Sources : site Nominis et site du Vatican

jeudi 28 novembre 2013

Vêpres et prière pour la vie à la Cathédrale de Montpellier



Lors des Vêpres de samedi 30 novembre à 18h, à la cathédrale Saint-Pierre, nous célébrerons le début du temps de l’Avent, et nous prierons particulièrement pour la Vie naissante, comme nous l'ont demandé nos Papes successifs.

En 2009, le Saint Père Benoit XVI a proposé aux chrétiens de prier pour la Vie naissante, lors de la célébration des premières vêpres de l’Avent.

Depuis, chaque année, des veillées sont organisées dans le monde pour répondre à cet appel, et le pape François renouvelle cette demande pour le 30 novembre.

Ecclesiola célèbre habituellement les vigiles dominicales tous les samedis soirs, hors vacances scolaires, à la cathédrale. Nous vous proposons donc de vous joindre à nous pour répondre à l’invitation de notre pape.

Source : site de la Cathédrale de Montpellier

dimanche 24 novembre 2013

Bonne fête du Christ Roi de l'univers - clôture de l'année de la Foi



Bonne fête du Christ Roi de l'univers !

Et ce jour est aussi celui de la clôture de l'année de la Foi. Pour la célébrer en communion avec toute l'Eglise et avec le pape François, un petit livret a été rédigé. Il est disponible en pdf à cette adresse :  http://www.annusfidei.va/content/dam/novaevangelizatio/documenti/GrandiEventi/chiusura/FR_ClotureAnneeFoi.pdf

"En communion avec le Pape François qui clôture aujourd’hui l’Année de la foi à Rome, nous concluons nous aussi le chemin parcouru, personnellement et en communauté. Rendons grâce au Seigneur pour ce temps de renouveau qu’il nous a donné. Avec l’Eglise universelle, demandons-nous comment nous avons vécu cette année et comment notre foi en a été renouvelée. En cette solennité du Christ, Roi de l’univers, que notre pensée soit ferme dans la foi, con!ante en la réalisation des promesses du Seigneur, pour que demeure en nous l’espérance qui ne déçoit pas."

Source : site de l'Année de la Foi

jeudi 21 novembre 2013

Fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple de Jérusalem



Le 21 novembre est le jour de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple de Jérusalem. Ce récit de Marie consacrée au Seigneur n'est reporté que dans le Protévangile de Jacques.

dimanche 17 novembre 2013

Film sur les Veilleurs - par la communauté du Chemin Neuf




Très intéressant petit film (30 min) réalisé par la communauté du Chemin Neuf à propos des Veilleurs. J'ai particulièrement relevé le témoignage sur le début de ce mouvement, qui prolongeait celui de la Manif pour Tous. Un intervenant dit qu'ils se sont demandés ce que ferait Jésus dans cette situation (il a dit : "s'il vivait à notre temps", mais en réalité le Christ est vivant aujourd'hui, il faudrait dire : "qu'est-ce que le Christ ferait à ma place") et il précise que le mouvement des Veilleurs a débuté à partir de ce moment-là.

Par ailleurs c'est aujourd'hui le premier anniversaire du début des grandes manifestations pour défendre le mariage contre la loi qui en change le sens. Elle a fini par être votée, mais elle méconnaît ce qu'est en vérité l'union d'un homme et d'une femme dans le mariage et elle contrevient gravement aux droits des enfants à avoir un père et une mère.

Il est instructif de relire à ce sujet la déclaration de l'archevêque de Montpellier, Mgr Pierre-Marie Carré: http://fidele34.blogspot.fr/2012/11/manif-pour-tous.html
.

lundi 4 novembre 2013

4 novembre ; saint Charles Borromée (évêque)



Saint Charles Borromée est resté dans la mémoire de l’Église l’exemple vivant du « pasteur selon le cœur de Dieu », tel que le définissait le concile de Trente. Ascète, homme de prière et homme d’action, il fut une référence pour ses frères dans l’épiscopat, qui désiraient une réforme de l’Église en profondeur. Né en 1538 dans une famille noble de Milan, il est appelé à Rome par son oncle, le pape Pie IV, juste après l’obtention de son doctorat en droit civil et canonique. Pie IV le fait cardinal et lui confie ce que nous appelons aujourd'hui la Secrétairerie d’état. Charles prend son travail au sérieux et se dépense sans compter pour que le concile de Trente, dont il perçoit les enjeux, soit mené à bonne fin (1563). C’est à la mort de son frère aîné en 1562 qu’il opte pour le sacerdoce. Ordonné prêtre l’année suivante, il est nommé évêque de Milan dans la foulée. Dans le haut clergé de l’époque, Charles se distingue par son refus des mondanités, son style de vie austère et priant, son souci de se réformer lui-même avant d’engager les autres à le faire. Il lui faudra attendre la mort de son oncle pour être autorisé à quitter la cour pontificale et à résider dans son diocèse. Charles n’aura de cesse d’appliquer le programme de réforme défini par le concile de Trente. Il convoque des synodes et conciles locaux, enseigne ses prêtres, s’attelle à la création de séminaires. Il visite également son diocèse, prêchant sans relâche la doctrine de l’Église, invitant son troupeau à la conversion des mœurs. Il fonde des confréries charitables, ranime le culte des saints, exhorte les ordres religieux à ne pas perdre de vue le charisme de leur fondateur. Lors de l’épidémie de peste en 1576, il suscite un mouvement de pénitence et de prière et s’engage concrètement dans la lutte contre le fléau. Il mourut le 3 novembre 1584, et fut canonisé en 1610.

Source : missel Kephas

vendredi 1 novembre 2013

Bonne Fête de la Toussaint !

Fra Angelico : le Jugement dernier


Bonne fête de la Toussaint !


"Voici donc que la liturgie ouvre nos yeux sur l’Église en sa triple dimension, sa triple réalité, sa triple manière d’exister : l’Église « militante », en son état de combat actuel qui, sur terre, chemine dans la Foi (Église de Pentecôte permanente) ; l’Église « souffrante », en son état d’attente qui, au « purgatoire », désire dans l’Espérance (Église de l’Avent transitoire) ; l’Église « triomphante », en son état de gloire qui, au ciel, règne en plénitude dans la Charité (Église de la Pâque éternelle).

Les deux premières n’ont qu’un temps, elles acheminent vers la dernière, qui seule subsistera éternellement. Espérance et Foi passeront, combat et attente disparaîtront. Ne restera que la gloire : l’irradiation finale de la charité. L’Église glorieuse n’est pas uniquement à venir. Notre avenir existe déjà. Ce sont les anges et les saints déjà rassemblés, en notre nom à tous, et comme en avant de nous, au cœur du Père, du Fils et de l’Esprit."


Auteur du texte ci-dessus : père Daniel-Ange

Source : missel Kephas

lundi 28 octobre 2013

Prière à la Sainte Famille du pape François le 27 octobre 2013



Le pape François a dit cette prière, dimanche 27 octobre 2013, au pèlerinage mondial des familles à Rome, en l'Année de la Foi.

"Jésus, Marie et Joseph,
vers vous, Sainte Famille de Nazareth,
aujourd'hui nous tournons le regard avec admiration et confiance;
en vous nous contemplons la beauté de la communion dans l'amour véritable;
à vous nous confions toutes nos familles,
afin que se renouvellent en elles les merveilles de la grâce.

Sainte Famille de Nazareth,
école séduisante du saint Évangile:
apprends-nous à imiter tes vertus avec une sage discipline spirituelle,
donne-nous un regard limpide qui sache reconnaître l'oeuvre de la Providence 
dans les réalités quotidiennes de la vie.

Sainte Famille de Nazareth,
gardienne fidèle du mystère du salut:
fais renaître en nous l'estime du silence,
rends nos familles cénacles de prière,
et transforme-les en de petites églises domestiques,
renouvelle le désir de la sainteté,
soutiens la noble peine du travail, de l'éducation, de l'écoute, de la compréhension réciproque et du pardon.

Sainte Famille de Nazareth,
réveille dans notre société la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille,
bien inestimable et irremplaçable.
Que chaque famille soit une demeure accueillante de bonté et de paix 
pour les enfants et pour les personnes âgées
pour qui est malade et seul,
pour qui est pauvre et dans le besoin.
Jésus, Marie et Joseph,
nous vous prions avec confiance, nous nous remettons à vous avec joie."

Source : agence Zenit

vendredi 25 octobre 2013

Syrie :Appel de détresse pour 3 000 chrétiens du village de Sadad assiégé



Sur le site de l'Oeuvre d'Orient, on peut lire cet appel au secours en provenance de chrétiens de Syrie.


"Le village chrétien de Sadad comptait 15 000 habitants. 12 000 ont pu fuir il y a quelques jours. La plupart se sont réfugiés à Homs où les jésuites que l’Œuvre d’Orient soutient, ont mis en place une aide d’urgence. L’Évêque syrien-orthodoxe lance un appel pour les 3 000 habitants qui ne peuvent quitter leur maison dans la ville encerclée.
«  Je vous adresse cet appel au nom des innocents parmi les hommes, les femmes et les enfants,les jeunes gens et les jeunes filles, qui se trouvent actuellement assiégés dans des zones inatteignables,
car ils ne peuvent en sortir et nous ne pouvons les rejoindre puisqu’il s’agit des villages de Sadad et Hofar dans la région de Qalamoun en Syrie. Nous vous l’adressons afin de vous demander de lancer des appels aux assiégeants qui interdisent la sortie à la population et pour qu’ils acceptent des pourparlers, en vue de faciliter le départ en toute sécurité de la population, par une quelconque direction, que ce soit vers Deir Al-Attieh ou en direction de la ville de Homs où nous viendrons les accueillir.
Je supplie tous ceux qui ont les moyens d’atteindre les Organisations influentes dans le monde et ceux qui sont en contact avec des partis à même de faire pression sur les assiégeants et de parlementer avec eux,
afin qu’ils facilitent la transmission de cette demande et la libération en toute sécurité, des populations prises en otages, et bien qu’à ce stade, la plupart d’entre-eux n’aient pas encore subit de sévices.

Cela fait quatre jours que cette population est assiégée sans électricité, sans eau et sans moyens de communication ; elle ne dispose que de peu de nourriture alors que s’y trouve parmi eux, des enfants en manque de lait, et des malades qui ont besoin de médicaments.

La population assiégée atteint le chiffre de 3000. Les assiégeants leur interdisent de sortir de leurs maisons ; au contraire, ils font pression sur eux pour qu’ils ne quittent pas leurs habitations, en dépit des pourparlers qui ont eu lieu avec eux.

A toutes les Organisations, à tous les enfants de nos Églises éparpillés à travers le monde, nous implorons aide et soutien actif. Aidez-nous et coopérez avec nous d’une manière adaptée et sans déclarations qui puissent affecter la sécurité des assiégés en particulier, et des résidents de la Syrie en général. Notre peuple ne l’oubliera pas.

Je le redis en précisant notre bonne intention, pour ne pas risquer la sécurité de nos proches, diffusez cet appel sur vos blogs et vos sites, transmettez-le aux journaux, aux magazines et aux autres médias d’information. Adressez-le également à tous ceux qui pourraient jouer un rôle positif pour une solution adaptée dans le sens de leur libération.
Et nous, dans notre mission, nous réitérons au nom de Dieu, notre appel aux assiégeants pour qu’ils aient pitié de ces innocents qui ne sont aucunement en cause dans cette tragédie, afin qu’ils les laissent sortir sains et saufs en leur réservant un bon traitement. Nous demandons à Dieu de donner à ces populations innocentes la patience, la force, l’espérance, le courage, la santé et la vigueur….Seigneur, Seigneur, Seigneur ne les abandonne pas.

Monseigneur Silwanos, Evêque syrien-orthodoxe."

samedi 12 octobre 2013

Consécration du monde au Cœur immaculé de Marie par le pape François



Evénement important ces 2 jours à Rome: la venue de la statue de la Vierge de Fatima ce samedi et la consécration du monde au Cœur immaculé de Marie dimanche 13 octobre. Ce sera la troisième fois qu'un pape consacrera le monde au Cœur immaculé de Marie. Les 2 premiers furent Pie XII le 31 octobre 1941 et Jean-Paul II le 25 mars 1984.

Source : Site Aleteia

dimanche 29 septembre 2013

Bonne fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël !


Fontaine Saint-Michel à Paris (saint Michel terrassant le dragon, c'est-à-dire le diable) par Francisque Duret


Bonne fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël à tous ceux qui passent !

Anciens articles au sujet de cette fête:
http://fidele34.blogspot.fr/2010/09/29-septembre-fete-des-saints-archanges.html
http://fidele34.blogspot.fr/2012/09/29-septembre-fete-des-saints-archanges.html


vendredi 6 septembre 2013

7 septembre: Le Pape invite le monde à prier pour la paix en Syrie, au Proche-Orient et dans le monde



Le site d'information News.va se fait l'écho de cet appel : http://www.news.va/fr/news/le-pape-invite-le-monde-a-prier-pour-la-paix-samed

Le pape François a lancé cet appel lors de l'Angélus Place Saint-Pierre, dimanche dernier 1er septembre. Il a confié toute sa douleur face aux événements en cours en Syrie. Le Pape a décidé que le samedi suivant, veille de la Fête de la naissance de la Vierge Marie, serait pour l'Eglise une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Proche-Orient et dans le monde. Le Pape a aussi invité les autres confessions chrétiennes à se joindre à cette journée, et les autres religions à s'y unir par des initiatives de leur choix. Le 7 septembre, le Pape François a invité les fidèles à le rejoindre Place Saint-Pierre pour une veillée de prière de 19 heures jusqu'à minuit.

Source : site de  Radio-Vatican

samedi 31 août 2013

Béatification de Mgr Vladimir Ghika



La messe de béatification a lieu à Bucarest aujourd'hui, ce 31 août 2013, sous la présidence du cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints. Après sa béatification, Vladimir Ghika sera fêté chaque année le 16 mai, anniversaire de sa mort. Le décret sur son martyre, ouvrant la voie à sa béatification, avait été signé le 27 mars 2013 par le pape François.

Une belle biographie de cet homme hors du commun est sur le site du diocèse de Paris : UNE VIE AU SERVICE DE DIEU, VLADIMIR GHIKA (1873-1954).

J'ai été très touché par ses "Pensées pour la suite des jours" (éditions de 1936).

Source : Wikipedia

samedi 24 août 2013

24 août : fête de saint Barthélemy, apôtre, identifié avec Nathanaël




Aujourd'hui, 24 août, nous fêtons saint Barthélemy, apôtre, qui est identifié par la liturgie de l'Eglise avec saint Nathanaël (Jn 1, 45-51). Contrairement à ce que dit l'encyclopédie Wikipédia, tous les exégètes ne rejettent pas cette identification, car elle est maintenue par la liturgie de l'Eglise catholique, comme en attestent le site Nominis, de la conférence des évêques de France, et le site Zenit (sur Facebook).


Nous trouvons le nom de Barthélemy dans la liste des douze apôtres donnée par les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc). Nommé après Philippe, il a été identifié — surtout depuis le IXe siècle — avec Nathanaël. Cette identification a été entérinée par la liturgie de l’Église qui choisit comme lecture l’Évangile de Jean (1.45-51), nous rapportant comment Philippe, après sa rencontre avec Jésus, va trouver Nathanaël pour le conduire au Messie attendu par Israël.

Nathanaël apparaît comme un homme authentique, sans détour, familier de l’Écriture. Dans la littérature rabbinique, l’expression « être sous le figuier » ne signifie-t-elle pas « être assidu à l’étude amoureuse de la Parole de Dieu ? » De la rencontre de Nathanaël avec Jésus, jaillit une confession de foi : « Tu es le Fils de Dieu, le Roi d’Israël ». Elle sera appelée à s’approfondir encore à la vue des merveilles de Dieu, dans l’expérience de la réconciliation entre Dieu et l’homme, symbolisée par les cieux ouverts. Et de fait, Nathanaël a été témoin de la résurrection du Christ (Jean 21) qui nous ouvre le chemin de l’intimité avec le Père.

Nous ignorons ce qu’est devenu Nathanaël après la Pentecôte et la dispersion des Douze. Une tradition, rapportée par Eusèbe de Césarée, fait de lui l’évangélisateur de l’Inde, tandis qu’une autre tradition en fait l’évangélisateur de l’Arménie où il serait mort. Mais l’essentiel n’est pas là : Barthélemy est un témoin de la grâce agissante de Dieu. Il nous invite à contempler Celui qui ne cesse d’appeler les hommes à « participer à son dessein de salut ».


Source : missel Kephas

samedi 17 août 2013

Hier 16 août : fête de la saint Roch à Montpellier

Hier 16 août, c'était la fête de saint Roch, saint originaire de Montpellier et populaire en France et dans beaucoup d'autres pays du monde, en particulier les pays méditerranéens comme l'Italie, la Croatie, Malte...






samedi 10 août 2013

10 août : fête de saint Laurent (+ 258)




Pour reprendre les paroles de saint Augustin, Laurent « a aimé le Christ par sa vie, il l’a aimé par sa mort ». Saint Laurent a compris que Jésus avait donné sa vie pour nous et que nous devions nous aussi donner notre vie pour nos frères. « Il l’a compris et il l’a fait. »

Nous savons que Laurent était archidiacre de l’Église de Rome sous le pontificat de saint Sixte II (258), qui fut décapité le 6 août. D’après la tradition, Laurent subit le supplice du gril quelques jours plus tard, après avoir témoigné de sa foi et distribué les richesses de l’Église aux pauvres. « Moi, je m’offre à Dieu en sacrifice d’agréable odeur parce qu’un esprit contrit est un esprit agréable à Dieu ».

C’est le triomphe du Christ en saint Laurent que l’Église nous invite à fêter aujourd’hui, triomphe de l’amour qui ne se laisse dérouter ni par l’épreuve ni par les séductions de tous ordres.

Source : missel Kephas et Évangile au quotidien du Québec

jeudi 18 juillet 2013

Blog en pause

Ce blog se met en pause pour deux semaines du fait de l'absence de son rédacteur. Mais je pense particulièrement aux personnes atteintes par l'accident de la route en Guyane, à côté de Mana, tout particulièrement à la jeune femme décédée, Sophie Morinière (qui avait « marqué le groupe » d'après ce qui est rapporté par Aleteia), aux blessés, dont certains sérieusement, aux jeunes vivant une épreuve dans leur pèlerinage aux JMJ de Rio et aux familles dans la peine.


Bonjour à tous ceux qui passent.


mardi 16 juillet 2013

Représentation dévoyée de Marianne sur le nouveau timbre



François Hollande a fait son choix pour représenter Marianne sur les nouveaux timbres de La Poste. C'est un dessin inspiré par Inna Shevchenko, fondatrice des Femen, qui est poursuivie en Ukraine pour avoir scié une croix érigée en 2004 par les catholiques uniates de Transcarpathie en mémoire des victimes torturées et assassinées entre 1920 et 1930 par la Tchéka-NKVD.



Même s'il semble qu'elle se soit trompée, pensant s'en prendre à un symbole de l’Église orthodoxe, elle est légitiment poursuivie pour ce fait à la fois délictueux et profondément insultant pour la mémoire des victimes du communisme en Ukraine. Le fait de s'appuyer sur ces risques de poursuite pour accepter son asile "politique" en France, tout en refusant celui d'Edward Snowden (!), est déjà choquant. Mais le fait de choisir cette personne comme inspiratrice de Marianne sur les timbres est un scandale, tout simplement.

Sources : le blog d'Hélène Richard-Favre et celui de Koztoujours.

dimanche 14 juillet 2013

Une joie, une préoccupation et une espérance



En ce 14 juillet, jour de fête nationale, j'ai une joie, une préoccupation et une espérance.

1) Une joie d'abord : suite au jugement en appel du 9 juillet dernier, Nicolas Buss a été libéré. A ce sujet, le site de La Croix est assez factuel et montre une tension certaine : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Nicolas-Buss-militant-de-la-Manif-pour-tous-libere-2013-07-09-984365. Le jeune a une attitude digne et courageuse, comme le relève le blog "d'un pélerin": http://assum.over-blog.org/le-proc%C3%A8s-de-nicolas-en-vrai. Mais ces informations montrent aussi que toute la justice n'a pas été rendue à Nicolas. Il a bien été libéré, mais cette libération a été assortie d'une amende et l'illégalité de son arrestation, de ses gardes à vue abusives (le 25 mai comme le 16 juin) et du traitement judiciaire de son cas n'a pas été reconnue. Il a été libéré mais non réhabilité, mais non innocenté, comme le signale le site Aleteia : http://www.aleteia.org/fr/politique/actualites/manif-pour-tous-nicolas-libere-mais-pas-innocente-2460001.

L'article de La Croix mentionné ci-dessus donne aussi le message d'apaisement de parents du jeune Nicolas. Lui-même a aussi adressé un message dans ce sens sur le site de Twitter : http://www.twitlonger.com/show/n_1rl9bfk. Le site de la Manif pour Tous avait aussi fait un communiqué d'apaisement, tout en rappelant quelques vérités : http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/728-la-manif-pour-tous-se-rejouit-de-la-remise-en-liberte-de-nicolas.

Donc cette joie n'est pas complète.

2) Une préoccupation ensuite : la répression a bien eu lieu (voir à ce sujet la résolution du Conseil de l'Europe dans un article précédent et voir aussi cet article d'Aleteia : http://www.aleteia.org/fr/politique/actualites/repression-des-manifs-pour-tous-leurope-condamne-et-enquete-2257001) et rien ne dit qu'elle ne va pas se poursuivre. Il n'est qu'à voir les réquisitions du parquet lors de ce procès en appel.

Le pouvoir politico-médiatique a favorisé les amalgames douteux dans le cas de la mort de Clément Méric, comme l'a révélé la station RTL : http://www.rtl.fr/actualites/info/article/clement-meric-la-video-de-l-agression-a-parle-7762597802, et dans le cas de l'agression du 8 avril, revendiquée comme homophobe par le lobby LGBT, pour laquelle les manifestants pour la famille étaient bien hors de cause, comme le confirme l'article de Causeur, signé par Jacques de Guillebon : http://www.causeur.fr/homophobie-manif-tous,23370. Mais le pouvoir politico-médiatique a fait aussi dans la mesquinerie sectaire avec la demande d'expulsion de Frigide Barjot et de son mari Basile de Koch. Ceux-ci ont pu s'expliquer en vérité dans une lettre ouverte: http://www.causeur.fr/barjot-de-koch-appartement-paris,23197. Ce pouvoir est vraiment minable.

Par ailleurs ce pouvoir continue ses velléités de légiférer, aveugle et sourd aux opinions raisonnables contraires : après le cas du mariage pour tous, il prévoit de légiférer en force sur la recherche sur les embryons et sur l'euthanasie, au mépris de toute concertation sérieuse avant une réforme sociétale ! Ces lois ou projets de loi sont instrumentalisés pour faire oublier l'impuissance du pouvoir en matière économique; ils ne font qu'attendre la reprise ! Et il faut aussi relever le dédain affiché vis à vis des classes populaires françaises ! Mais Mgr Aillet le dit mieux que moi dans cet article d'Aleteia: http://www.aleteia.org/fr/religion/documents/mgr-marc-aillet-un-ete-a-haut-risque-2491001.

3) Mais Je conserve une espérance : une lumière apparaît dans cette obscurité.

Ne faudrait-il qu'attendre les prochaines élections ? N'y a-t-il aucune opposition digne de ce nom en France ? Le projet "méta-politique" du mouvement de l'écologie humaine me semble plus sérieux (cf. sur le site d'Aleteia : http://www.aleteia.org/fr/mode-de-vie/documents/ecologie-humaine-etre-uns-ensemble-2432001. Le mouvement des Veilleurs (assis ou debout) me semble aussi porteur d'espérance pour sortir du totalitarisme actuel (au sens d'Hannah Arendt dans sa réflexion sur la banalité du mal : qui refuse toute pensée approfondie et enracinée, et toute vie intérieure véritable).

Mais plus encore la foi est une lumière, comme le proclame la dernière encyclique du pape François. Notre temps en a singulièrement besoin !

"Notre secours est le nom du Seigneur" (Ps 123)



mardi 9 juillet 2013

En espérant qu'il soit libéré le 9 juillet...




Une vidéo super sympa pour Nicolas Buss, qui a été mis en prison au mépris de toute vraie justice. L'affaire Nicolas a permis de constater le délit d'opinion en France (cf. ci-dessous).



dimanche 7 juillet 2013

Communiqué du collectif des avocats des veilleurs



"La Strasbourgeoise, chant des Veilleurs debout" (lire à ce propos l'excellent article de l'Italienne Irene Pasquinucci sur le site Aleteia, "Veilleurs debout : « Ils ne savaient pas que c’était impossible… »")



Très utile communiqué du collectif des avocats des Veilleurs, suite aux restrictions aux libertés publiques en France, imposées par un pouvoir abusif.


En mai 2013, lorsque nous avons décidé de manière spontanée de créer « le Collectif des Avocats Veilleurs », nous n’avions en tête qu’une seule mission. Lors des veillées, nous voulions simplement veiller sur les Veilleurs. Nous pensions qu’il était utile de mettre notre statut d’avocat au service des Veilleurs pour servir de courroie de transmission entre les autorités et les Veilleurs. L’objectif de ce collectif, qui compte actuellement 14 avocats, était de parlementer avec les autorités et les forces de l’ordre pour permettre aux Veillées de se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Nos discussions avec les commissaires se passaient d’ailleurs bien.
Mais depuis les 52 arrestations de la République de la semaine dernière, notre mission a pris une autre dimension. Notre mission n’est plus seulement de veiller sur les Veilleurs mais aussi de défendre les droits de ces Veilleurs arrêtés et privés illégalement de leurs libertés. Cette mission nous ne l’imaginions pas. Elle s’est imposée à nous.
Sur les 52 arrêtés de la République, 40 d’entre eux sont entrés en relation avec nous la nuit même et nous ont raconté ce qu’ils ont vécu. Les comptes-rendus écrits qu’ils nous ont adressés sont extrêmement précis et détaillés. Alors que ces personnes ne se connaissent pas et ne se sont pas concertées. Ces témoignages sont parfaitement concordants. Ils racontent tous comment il a été choisi par les autorités de passer ce soir-là à une phase répressive contre les Veilleurs alors que ceux-ci avaient fait la preuve mois après mois de leur pacifisme absolu.
De la manière la plus illégale, il a été ordonné aux forces de l’ordre présentes ce soir-là d’arrêter des veilleurs, de les embarquer dans des bus cellulaires et de les conduire dans des commissariats de police pour procéder à des vérifications d’identité. 52 des Veilleurs de la République ont ainsi été arrêtés, amenés de force dans un bus cellulaire, entassés dans celui-ci pour être conduits au tristement célèbre commissariat de la rue de l’Evangile. Enfermés à l’intérieur du bus, ils ont attendu plus d’une demi-heure dans la cour du commissariat de la rue de l’Evangile avant de pouvoir sortir par groupes de 5 de même sexe. Ils ont alors subi des palpations de sécurité mais aussi, de manière illégale, la fouille de leurs sacs, de leurs poches, de leurs vestes, etc. Chaque groupe a ensuite été conduit dans des bureaux pour être interrogé par des policiers. Ce n’est qu’à ce moment que ces Veilleurs ont appris qu’ils étaient là pour une procédure de vérification d’identité.
Parmi ces 52 personnes, il y avait majoritairement des jeunes d’une vingtaine d’années mais aussi des pères et des mères de famille. Il y avait aussi une mineure de seize ans. Les témoignages de ces personnes expriment tous le malaise de la police face aux ordres qu’ils recevaient qui consistaient à détourner totalement la procédure de vérification d’identité de son objet pour servir des ambitions politiques. En effet, en application de l’article 78-3 du Code de procédure pénale, la procédure de vérification d’identité qui a été mise en œuvre n’est possible que lorsqu’une personne qui a fait l’objet d’un contrôle d’identité préalable sur le lieu de son arrestation n’a pas pu justifier de son identité ou a refusé de le faire.
Dans notre cas, chacun des Veilleurs avait sur lui sa pièce d’identité. Or, au moment de leur arrestation, il ne leur a pas été demandé de justifier de leur identité. Certains ont même brandi leurs papiers au moment de leur arrestation. Les films, les photographies et les témoignages sont très clairs.
Nous voudrions vous lire ici quelques citations de ces témoignages qui témoignent du malaise des policiers.
Voici quelques phrases exprimées par les officiers de police judiciaire au commissariat cette nuit-là et entendues par les Veilleurs. Chacune de ces citations est extraite d’un témoignage.
« Depuis le début ce n’est qu’une mascarade, des arrestations purement politiques ; faites un sondage dans le commissariat et je vous parie que 90% sont de votre côté et vous soutiennent »
« Vous êtes ici pour des raisons politiques. Nous le savons. J’ai un devoir de réserve alors je ne devrais pas vous le dire mais je vous le dis quand même. Nous savons que c’est pour des raisons politiques que l’on nous demande de vérifier votre identité. Des sans-papiers manifestent illégalement devant la mairie du 11ème et là on nous demande de ne pas intervenir. Nous sommes écœurés. Je suis avec vous et je peux vous dire que je ne suis pas le seul ici. »
« Nous avons autre chose à faire. On ne fait pas notre travail là. »
« Je préférerais aller m’occuper des voleurs et autres délinquants »
« Je ne savais pas qu’il était interdit de s’asseoir par terre dans la rue. C’était où ? Place de la République parce qu’il faudra que je fasse attention à ne pas m’asseoir là demain.  Tout ça pour remplir des tableaux »
« Mais vous n’êtes pas le centre du monde. Nous devons nous occuper de la délinquance aussi »
« Il est dommage que l’on nous emploie de la sorte »
Il y a même un policier qui au moment du départ a dit à un petit groupe « Ne lâchez rien. Votre combat, il est noble » Quel était l’objectif poursuivi par les autorités lorsqu’elles ont donné l’ordre de procéder à ces arrestations ? L’objectif était-il de ficher les Veilleurs ou était-il de tenter de les effrayer ? Etait-ce les deux ? Une chose est sûre, en lisant les témoignages qui nous ont été adressés, cette expérience n’a fait que renforcer la détermination de ces Veilleurs dans leur action.
Malgré ce malaise exprimé, et c’est l’un des enseignements de cette soirée, ces policiers ont exécuté ces ordres. Ainsi, ces policiers ont dans leur majorité déconseillé à ces Veilleurs d’exercer leurs droits en leur laissant croire que cela allait accélérer leur libération. Ces policiers ont contraint ces Veilleurs à signer des papiers qu’ils n’avaient pas intérêt à signer et que alors que ça n’était pas une obligation. Ces policiers ont contraint beaucoup de ces Veilleurs à donner leur numéro de téléphone alors qu’ils n’en avaient pas le droit. Ces policiers ont modifié les procès-verbaux pour satisfaire à des ordres de détournement des procédures.
L’un des Veilleurs nous raconte « Quand j’ai vu qu’il rajoutait une case sur le PV. Je lui ai demandé si c’était normal. Il m’a dit qu’il trouvait ça lui aussi anormal. » Ces policiers ont refusé de remettre à ces Veilleurs une copie du procès-verbal qu’ils avaient ou non signé alors qu’ils avaient l’obligation de le leur remettre en application des dispositions de l’article 78-3, alinéa 8, du Code de procédure pénale qui prévoit qu’une copie du procès-verbal de vérification d’identité dressé doit être remise à l’intéressé.
Afin d’obtenir ces procès-verbaux trois avocats du collectif ont adressé ce matin une lettre au Procureur de la République au nom de 28 de ces Veilleurs pour obtenir tous les actes de la procédure.
Si certains d’entre vous faisaient partie de ces Veilleurs arrêtés et souhaitent nous confier ce mandat, ils peuvent nous envoyer un mail à l’adresse suivante : avocatsveilleurs@gmail.com
Vous pouvez aussi nous adresser à cette adresse mail toutes les photos et vidéos que vous pourriez avoir des arrestations du 26 juin 2013.
Aussi, il nous appartient aujourd’hui de mettre en garde les Veilleurs.
La police que nous respectons a deux fonctions la première de protection la seconde de répression. Lorsque les forces de l’Ordre vous arrêtent, elles changent de mission. Vous devenez un délinquant potentiel qu’elles doivent confondre. La fin justifie alors souvent les moyens. Aussi, il est important que vous-même vous changiez d’attitude et deveniez méfiant. Pour illustrer ces propos, nous voudrions vous lire la quasi-totalité de l’un des témoignages que nous avons reçu. Il illustre parfaitement le thème de ce soir « Liberté et Responsabilité ». Etre pacifique ne signifie pas être passif. Etre veilleur c’est être éveillé.

 « Deux gendarmes s’approchent de moi, me demandent de me lever et devant mon immobilisme, ils m’agrippent pour m’emmener dans le bus. La partie “réservée” du bus est pleine, les gendarmes nous demandent de nous serrer mais nous leur disons qu’il n’y a plus de place. Ils sont courtois et plutôt souriants. A l’intérieur nous chantons le chant de l’espérance et attendons dans le calme. Il semble qu’il y ait des négociations et attente d’ordres. Le bus démarre finalement. Après environ 1/2 d’heure de route le bus s’arrête et nous attendons encore. Il est environ 2h lorsque les gendarmes nous font sortir par groupes de 5 personnes alternativement hommes et femmes. Nous nous retrouvons dans la cour du commissariat de la rue de l’Evangile. Je me fais fouiller par une femme policière puis on me fait entrer dans un couloir pour patienter. Je demande à aller aux toilettes. Un policier m’indique des toilettes chimiques dans la cour,  il va chercher la clé et m’accompagne. Comme il n’y a pas de lumière à l’intérieur, je demande une torche à une policière à coté, qui accepte de me donner la sienne. Je retourne ensuite dans le couloir. Je discute rapidement avec le policier souriant qui nous garde, et lui explique que nous sommes des Veilleurs et défendons la place de l’homme dans notre société de manière plus générale que la seule opposition à la loi Taubira. L’attitude cordiale et même sympathique des différents policiers rencontrés me met en confiance et je ne me sens donc nullement inquiétée.
Je suis ensuite dirigée dans une pièce avec trois bureaux et orientée vers celui du fond. Là, deux personnes sont assises de part et d’autre d’un bureau et je crois d’abord que l’un d’eux est un veilleur interrogé. Lorsque je comprends le quiproquo et que les deux policiers s’adressent à moi (qui reste donc debout a côté puisque la chaise est utilisée), nous échangeons quelques phrases amusées. Et je suis à nouveau étonnée de l’esprit bon enfant et léger de la discussion. Ils me demandent un document d’identité. Celui qui remplit un papier fait un commentaire amusé (…) sa collègue rit et n’est pas franchement concentrée sur ce qu’ils sont en train de faire, bien que je comprenne qu’elle semble en formation. En voyant mon appareil photo en bandoulière, elle me demande souriante si j’ai pris des photos. Je lui réponds que j’en ai pris de la veillée, elle me demande si elle peut en voir et je lui dis que j’ai enlevé la carte mémoire. Elle rigole en disant que c’est dommage, elle aurait bien voulu voir.
Le policier, tout en remplissant ses papiers, mon passeport à la main, ne m’a toujours rien dit de la procédure qu’ils sont en train d’effectuer, ni de la nature du document qu’il remplit. Rien ne m’a encore été dit sur la raison de mon interpellation. Il fait un commentaire sur le fait que le commissariat est très excentré ce qui risque d’être compliqué pour rentrer ensuite chez soi. Dans l’ambiance sympathique de nos échanges, je leur dit que personnellement, ça m’arrange car j’habite dans le (…)ème et que ce sera vite fait en Vélib. J’en viens spontanément à leur donner mon adresse alors qu’ils ne me l’ont pas demandé officiellement. Le policier me la fait préciser et l’écrit sur le document. Lorsque je lui demande s’il en a vraiment besoin il me confirme que oui, et me demande aussi mon n° de téléphone.
Toujours au milieu de nos échanges informels (le policier justifie sa bonne humeur du fait qu’il part le lendemain en vacance) et tandis que, toujours debout, je demande à un veilleur à côté s’il a une bouteille d’eau, il me demande de signer le document rempli, ce que je fais spontanément. Puis comme je garde les deux feuilles dans les mains, le policier me dit que rien n’est pour moi, c’est lui qui garde les feuilles. Je lui demande d’en avoir un exemplaire et il me répond que ce n’est pas possible. Je lui demande de prendre quand même le temps de les lire, et regrette de ne pas avoir été plus concentrée jusqu’à maintenant au lieu de bavarder avec ces policiers. Ils minimisent le document en disant que ce n’est qu’une formalité et que vraiment, je n’ai pas à m’inquiéter. Je demande donc le motif de l’interpellation et la nature du document signé. Ils me disent qu’il s’agit d’un contrôle d’identité. Je réponds qu’il n’est pas légal d’emmener quelqu’un au commissariat pour un contrôle d’identité s’il a ses papiers sur soi. (…) Sur les deux feuilles mal photocopiées, j’essaie de lire rapidement et de comprendre ce que signifient précisément les phrases. A la main le policier a indiqué « manifestation non déclarée et refus de dispersion après sommations ».  Mes deux policiers continuent à minimiser l’importance du document et m’indique que c’est bon, je peux y aller.
Je les quitte et me retrouve dans la cour avec d’autres veilleurs. Une veilleuse a encore les papiers en mains et me dit qu’elle n’a pas signé, je suis étonnée et raconte qu’il m’a été refusé de garder le document, et que je ne savais pas que j’étais en droit de ne pas signer un document alors que j’étais interpellée. Je leur raconte que je regrette de ne pas avoir été plus attentive et d’avoir discuté joyeusement avec les deux policiers pendant qu’ils remplissaient le document. Sur ce, un policier arrive et récupère les feuilles de la jeune fille. Je me dirige alors dans le couloir vers des policiers et demande s’il est possible de revoir le document que j’ai signé ou d’en avoir un exemplaire. Je me retrouve alors face à des policiers dans une toute autre disposition que les précédents. Ils refusent de manière sèche et me disent de retourner dans la cour. Le répète que j’aimerais juste revoir le document une minute et c’est tout, qu’il y a peut-être un délai pour revoir une déclaration. Je suis entourée de quatre policiers qui me disent que ce n’est pas possible, un point c’est tout, et que j’arrête d’insister sinon ça risque de se compliquer pour moi. Je dis que je vérifierais avec un avocat ces interdictions et je demande à un policier son matricule, ce qu’il refuse de faire. Un policier me dit : « ça ne sert à rien d’insister, on sera plus têtus que vous », je lui réponds : « en même temps c’est facile de dire cela, vous êtes 4 policiers et je suis seule ». Un autre policier ajoute avec un sourire narquois : « et en plus vous êtes une femme… ». Je suis très choquée par la tournure que prend la situation (tellement opposée à celle vécue jusqu’à présent), et par la phrase sexiste du policier et je lui demande de répéter ce qu’il vient de dire. Les autres changent de sujet et me demandent fermement de retourner dans la cour, ce que je fais. Certains policiers me suivent dont celui qui est particulièrement agressif à qui je répète que je suis choquée par ce qu’il a dit et que je souhaite être traitée avec respect. Celui–ci me dit en me fixant et avec mépris « arrêtez votre petit jeu là », « vous êtes vraiment trop ridicule », « heureusement que tous les autres ne sont pas comme vous », « arrêtez parce que là vous êtes carrément puérile ». Je suis extrêmement troublée par l’attitude de ces policiers qui essayent de me déstabiliser et de me pousser dans mes retranchements, alors que les précédents avaient une attitude très légère et sympathique. Pendant que le policier et son collègue nous raccompagnent jusqu’à la sortie, je réussi à rester calme et à ne plus répondre (bien que je sois vraiment écœurée) et il continue jusqu’au bout à me fixer du regard et à m’adresser des phrases désagréables.
Je reste perplexe et me demande alors si la bienveillance des premiers policiers était feinte et destinée à endormir ma vigilance et à me mettre dans une disposition de signer le document sans me méfier. Il m’a semblé que le document que remplissaient les policiers était une formalité obligatoire et que je n’avais pas d’autres choix que de le signer. »

Ce témoignage est corroboré par trois autres témoignages.
Un premier Veilleur raconte : « Une jeune fille est raccompagnée à son tour, l’agent demandai une copie de son procès-verbal ce qui semblait être le motif de l’emportement du policier, qui le lui refusait fermement »
Un deuxième Veilleur indique : « En suivant ce couloir j’assiste à un échange assez vif entre une jeune femme et un policier. Cette dernière voulait récupérer un document mais on lui affirme que c’est trop tard. Elle est alors l’objet de quelques moqueries par les policiers présents. »
Un troisième Veilleur explique : « Je vois alors devant mes yeux une femme interpellée arrivant en criant avec un policier. Les propos sont d’après mes souvenirs assez violents. L’un des policiers lui dira par exemple qu’ « elle n’est pas une fillette ». Il y avait à l’origine une histoire de papier qu’elle voulait voir et on lui a dit que c’était trop tard ».

Au regard de ce qui s’est passé mercredi dernier et de ce qui se passe de manière générale, il nous est apparu important de vous rappeler quelques règles de bonnes pratiques.
Tout d’abord nous invitons à imprimer, à lire et relire le guide du manifestant arrêté publié par le Syndicat de la Magistrature et à l’avoir avec vous.
De manière générale :
- Restez toujours POLI ET COURTOIS avec les forces de l'ordre. Vouvoyez même en cas de provocation ou de violence à votre égard.
- N'ayez jamais sur vous un objet qui puisse être considéré comme une arme. Attention un couteau, même opinel ou couteau suisse, est considéré comme une arme.
- Ayez toujours sur vous une pièce d'identité.
- Ayez un papier sur lequel sont inscrit des numéros de téléphone d'avocats
- Ayez des petits papiers avec nom, numéro de téléphone, adresse mail pour le donner en cas d'arrestation à des témoins
- Récupérez le mail et téléphone des personnes interpellées devant vous ou avec vous
- Filmez et photographiez les arrestations et contrôles. Sur la voie publique, les policiers ne peuvent sous aucun prétexte : vous interdire de filmer ou de prendre des photos ; confisquer votre appareil de photo, votre caméra ou votre Smartphone ; exiger que vous détruisiez vos images.
Le contrôle d’identité sur la voie publique :
- Restez poli et courtois pour éviter le délit d’outrage.
- Ne répondez à aucune provocation, violence physique ou verbale.
- Vous pouvez rappeler aux forces de l'ordre leur devoir de correction, aimablement.
- Présentez les papiers d'identité.
- Ne tentez pas de vous soustraire par force pour éviter le délit de rébellion ou violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
- Les forces de l'ordre peuvent faire une palpation de sécurité, par un policier de même sexe mais pas de fouilles (poches, sacs, etc.). En cas de fouille, ne résistez pas mais rappelez au policier qu'il n'a pas le droit de le faire. Obtenez son matricule.
- Ayez des témoins. Filmez, photographiez.
- Vous n'avez pas à donner votre numéro de portable.
L'arrestation ou déplacement vers un commissariat dans un bus cellulaire :
- Si violence, ne résistez pas mais rappelez au policier qu'il n'a pas le droit de le faire. Obtenez son matricule.
- Ayez des témoins. Filmez, photographiez.
- Ne répondez à aucune question hormis votre identité.
- Vous n'avez pas à donner votre numéro de portable.
- Partagez votre adresse mail, téléphone et nom avec vos voisins d'infortune.
- Prévenez des avocats ou des amis. Faites des SMS sinon pour alerter.
Au commissariat :
- Attendez calmement et gardez le silence sauf pour confirmer votre identité.

Si on vous dit que c'est une vérification d'identité :

- Normalement une vérification d'identité qui prive de liberté ne peut être mise en œuvre que si vous ne pouvez pas les présenter. Indiquez que vous les aviez et qu'on ne vous les a pas demandés. Demandez en vertu de quoi vous avez été arrêté et privé de votre liberté. Et demander à voir l'acte en vertu duquel la procédure de vérification est mise en œuvre (réquisitions du procureur).
- EXIGEZ UNE PROCEDURE ECRITE ET LE RESPECT DE VOS DROITS : EXIGER QUE LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE SOIT PREVENU Y COMPRIS SI ON VOUS DIT QU'IL L'EST DEJA.
- Vous n'avez pas à donner votre numéro de portable
- La durée de la vérification est de 4 heures maximum à compter de l'interpellation.
- Vous n'avez pas l'obligation de signer un quelconque document y compris le procès-verbal, et même s'il vous semble ou qu'on vous indique que c'est conforme à la réalité. Par exemple : Si vous signez, il pourrait arriver que vous avouiez ainsi, sans l'imaginer et malgré vous, votre implication dans une infraction. Attention !
- N'indiquez pas votre intention de signer ou pas, relisez attentivement le document et exigez les modifications si vous n'êtes pas d'accord.
- Exigez une copie.
- Si vous refusez de signer finalement, vous pouvez indiquer les raisons en bas du procès-verbal. Même si vous ne le signez pas, Exigez d'en avoir une copie
Si on vous dit que c'est une garde à vue :
- Sachez que votre portable sera examiné. Le seul fait de l'éteindre ou ne pas donner son code n'est pas une protection suffisante du contenu.
- La garde à vue ne peut être prononcée que par un Officier de Police Judiciaire (OPJ). Elle peut-être de 24 à 48 heures. La durée commence à l'heure d'interpellation.
- GARDEZ LE SILENCE, demandez à voir un médecin, demandez à voir un avocat et si vous n'en connaissez pas, demandez un avocat commis d'office.
- Ne rien dire ou signer sans avoir l'avis d'un avocat, malgré tout ce qu'on pourra vous dire. Vous avez droit à un entretien confidentiel de 30mn avec lui. Vous pouvez demander qu'il soit présent à toutes les auditions et interrogatoires.
- Les documents qu'on peut vouloir vous faire signer sont : Notification des droits, Inventaire de la fouille, Rendu de la fouille, Procès-verbal d’audition, Notification de fin de garde à vue, Le registre des gardes à vue tenu par le commissariat. Certains de ces documents sont réunis sur une même feuille quand ils sont présentés à la signature.
- Signer signifie que vous reconnaissez tout ce qui est mentionné dans le document concerné et peut constituer un aveu définitif.
- Il vaut mieux ne rien signer car tout détail a son importance et peut changer des choses ultérieurement.
- Relisez le procès-verbal d'audition attentivement.
- Si votre intention est de ne pas signer, ne le faites savoir qu’à la fin et après relecture des documents."

Source : Le Salon Beige