mercredi 29 septembre 2010

29 septembre : fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël


En ce jour, nous fêtons les saints archanges : saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël. Une belle page leur est consacrée sur le site du diocèse de Coutances.

Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21, 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4, 16) et de Jude (Jude 1, 9). Michel, ("qui est comme Dieu") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12, 7-9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence, en particulier lors de l'Annonciation à la Vierge Marie (Luc 1, 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu (livre de Tobie).

L’Église célèbre les trois archanges le jour de la dédicace d’une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles de Rome. La sainte Écriture révèle les missions des archanges qui, jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.

Source : site Nominis

Evangile du jour : Jn 1, 47-51 (Bible de la Liturgie)
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. »

Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »

Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! »

Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »

Saint Michel Archange,

défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.

Que Dieu lui commande, nous vous le demandons en suppliant.

Et vous, Prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer, par la puissance divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour perdre nos âmes.

Amen !

lundi 27 septembre 2010

Evocation de saint Vincent de Paul


Nous célébrons aujourd'hui, 27 septembre 2010, le 350ème anniversaire de la mort de saint Vincent de Paul. Le pape Benoît XVI a parlé de lui et de sainte Louise de Marillac hier après avoir commenté l'évangile.

Sur ce blog, j'avais écrit l'an dernier un petit article sur saint Vincent et sur le début de l'année vincentienne qui s'achève aujourd'hui.
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mardi 21 septembre 2010

21 septembre : saint-Matthieu (apôtre et évangéliste)


La vocation de saint Matthieu (le Caravage), dans l'église de Saint-Louis-des-Français à Rome


En ce jour, nous fêtons saint Matthieu, Apôtre et Évangéliste, surnommé Lévi, appelé par Jésus à le suivre, il abandonna son métier de publicain ou collecteur d’impôts et, choisi dans le groupe des Douze, il écrivit son Évangile, où il montre que Jésus, le Christ, fils de David, fils d’Abraham, a porté à son terme l’ancienne Alliance.


Mt 9, 9-13 :

9 Jésus s’en alla plus loin et vit celui qui était à la douane. Il dit à cet homme, un dénommé Matthieu : “Suis-moi !” L’autre se leva et se mit à le suivre.
10 Comme Jésus était là à table dans la maison, un certain nombre de collecteurs de l’impôt et d’autres pécheurs étaient installés avec Jésus et ses disciples.
11 En voyant cela, les Pharisiens commencent à discuter avec ses disciples : “Comment votre maître peut-il manger avec des collecteurs de l’impôt et des pécheurs ?”
12 Mais Jésus l’entend et leur dit : “Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin d’un médecin, mais les malades. 13 Allez donc apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que j’aime, non les offrandes ! Je ne suis pas venu, moi, pour appeler des justes mais des pécheurs.”

 Sources : site Nominis et Bible des Peuples

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samedi 18 septembre 2010

17 septembre : saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l'Eglise (+1621)



Hier 17 septembre, nous avons aussi fêté saint Robert Bellarmin, une grande figure de l'Eglise de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle.


Robert Bellarmin naquit en Toscane, à Montepulciano, en 1542, et entra dans la Compagnie de Jésus en 1560. Ordonné prêtre en 1570, il fut professeur au Collège Romain, recteur de ce même collège, Provincial de la Province de Naples et remplit diverses autres charges dans la Compagnie.

Il publia un grand nombre d'écrits théologiques et spirituels, dont les plus connus sont un Catéchisme et des Controverses sur la foi chrétienne. Devenu Cardinal en 1599, il fut archevêque de Capoue de 1602 à 1605. Il revint ensuite à Rome comme conseiller du Pape dans les questions les plus difficiles. C'est là qu'il mourut en 1621. Il fut canonisé par Pie XI en 1930 et déclaré docteur de l'Église l'année suivante.

Acteur des débuts de l’affaire Galilée, le cardinal Bellarmin eut une position très subtile. Toutefois, il n’a pas connu la condamnation de celui-là en 1633, étant déjà décédé depuis 12 ans. Il avait écrit par exemple au Carme Foscarini, farouche partisan de l’astronomie copernicienne, donc de Galilée.

« Je dis que, s’il était vraiment démontré que le Soleil est au centre du monde et la Terre, au troisième ciel, et que ce n’est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre mais la Terre autour du Soleil, il faudrait alors procéder avec beaucoup de circonspection dans l’explication des Écritures qui paraissent contraires à cette assertion et plutôt dire que nous ne les comprenons pas, que de dire que ce qui est démontré est faux. » Lettre du cardinal Bellarmin au Carme Foscarini le 12 avril 1615, in Rapport du cardinal Poupard (Académie Pontificale des Sciences, 1992).



« Telle est la conclusion paradoxale de la Commission d’études interdisciplinaire, que j’ai eu le privilège de présenter à Jean-Paul II : Galilée avait raison dans son intuition cosmologique, mais était incapable d’en fournir les preuves irrécusables au plan scientifique.

Bellarmin avait raison dans son intuition méthodologique, mais les juges du Saint-Office furent incapables de dissocier la foi d’une cosmologie millénaire qui s’avérait erronée, et de revoir leur interprétation des passages bibliques apparemment opposés aux nouvelles théories coperniciennes. »

Science et foi : pour un nouveau dialogue, du cardinal Paul Poupard.


Sources : site des Jésuites et divers ouvrages du cardinal Paul Poupard
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vendredi 17 septembre 2010

17 septembre : sainte Hildegarde de Bingen (+1179)



Nous fêtons ce jour sainte Hildegarde de Bingen, abbesse bénédictine allemande. J'ai lu, il y a 2 ans, le livre de Régine Pernoud sur sainte Hildegarde de Bingen et j'avais rédigé un petit article sur mon blog Orange, que je reproduis ici. Depuis le pape Benoît XVI a consacré 2 catéchèses à son propos en 2010: à l'audience générale du 1er septembre et à celle du 8 septembre. C'est une femme qui est l'auteur de traités sur les plantes médicinales,  extraordinaire témoignage des connaissances de l'époque sur les plantes, d'ouvrages de géologie, et de nombreuses œuvres musicales.


C'est un personnage fascinant de religieuse du XIIème sciècle. Plutôt que de paraphraser, je préfère citer ce qu'en dit le site http://www.spiritualite2000.com/page-493.php:


"Dans cette biographie, la médiéviste Régine Pernoud, dont on connaît l'intérêt pour la vie des femmes au Moyen Age, fait le portrait d'une grande mystique du XIIe siècle, Hildegarde de Bingen. Née en 1098 en Allemagne, Hildegarde était moniale bénédictine et fondatrice de deux abbayes. Elle s'est fait connaître à l'âge de quarante ans par la diffusion de son premier livre intitulé Scivias, où elle a retranscrit les visions qui l'habitent depuis son tout jeune âge. Le livre a soulevé la controverse dans toute l'Europe jusqu'à ce qu'il obtienne l'approbation chaleureuse et émerveillée du pape, des évêques et de saint Bernard de Clairvaux.

Cette moniale à la santé fragile a connu un destin étonnant. Elle a écrit trois livres de visions et deux traités de médecine douce. Elle a prêché dans de grandes cathédrales et plusieurs des textes de ses prêches ont été conservés. Sollicitée, consultée par les plus hautes autorités de son époque, Hildegarde était aussi musicienne. Elle a écrit soixante-dix-sept symphonies (dont plusieurs sont disponibles sur disque). Hildegarde étonne le lecteur d'aujourd'hui par sa sagesse qui entre en résonance avec notre vision du monde au début du XXIe siècle. Elle décrit un univers en expansion où l'action de Dieu se manifeste dans un équilibre dynamique, évolutif. Ses visions intègrent l'histoire biblique à une cosmologie inspirée et inspirante.

Sensible à la vie sous toutes ses formes, Hildegarde reconnaît le souffle de l'Esprit dans ce qu'elle appelle la viridité, du latin viridis, vert, vigoureux. Il s'agit de l'énergie interne qui fait croître les plantes et par laquelle les humains se développent. D'ailleurs, elle considère l'humanité comme « la clôture des merveilles de Dieu ». La biographie de Régine Pernoud permet au lecteur d'entrer dans les principales facettes de la vie et de l'univers riche d'Hildegarde de Bingen. De nombreux extraits des oeuvres de cette femme remarquable jalonnent chacun des chapitres. Sur des planches en couleur, on peut admirer des enluminures reproduisant les principales visions de Hildegarde de Bingen."

Une biographie succincte est également donnée par le site Nominis sur le lien:

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samedi 4 septembre 2010

Un témoignage exceptionnel


Cet été, j’ai lu un livre remarquable : « Le prix à payer », de Joseph Fadelle. C’est le témoignage exceptionnel d’un homme qui, de musulman chiite irakien, s’est converti au christianisme. Son histoire est époustouflante et son récit haletant. Cela se lit d'une traite.

Un point m’a frappé particulièrement : sûr de lui, il essaie de convertir à l'Islam son compagnon de chambre chrétien, Massoud, lors de son service militaire, mais il est curieux de connaître la Bible; Massoud lui demande auparavant de lire le Coran en essayant de comprendre chaque mot et chaque phrase, avant d’accepter de lui donner une Bible. Ce sont les incompréhensions dans le texte du Coran, auxquelles personne n’a pu apporter de réponses satisfaisantes, qui ont initié sa conversion au Christ. Même si c’est la lecture de l’évangile selon saint Jean qui a produit une forte résonnance en lui.

Mais ce qui est époustouflant est sa foi déterminée, qui triomphe des plus dures persécutions : coups, reniement par sa famille (sauf sa femme !), emprisonnement, tortures, jusqu’à une tentative de meurtre par son oncle et ses frères.

 Son interview, « Je suis un témoin vivant de la persécution », par des membres de l’AED figure sur le site de cette dernière. Il a été aussi interviewé par le magazine Valeurs Actuelles ainsi que par Famille Chrétienne.


Son interview audio à Radio Notre-Dame est aussi disponible sur Dailymotion.
 
Enfin, une interview vidéo est sur la chaîne KTO, dans l’émission l’esprit des lettres (elle est à partir de la 52ème minute).

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